
Mars 99
Le Quimper de Tonton Rélele
Quand vous venez en réunion à "La Jules", saviez-vous que vous êtes dans l'ancien verger des moines du couvent des
Cordeliers ? Ils étaient basés à l'emplacement des halles actuelles.
Si vous vous promenez entre ces halles et "La Jules", repérez à droite en montant dans la rue des Boucheries, le
magasin d'antiquités qui se trouve à l'angle de la rue du Guéodet (la rue des fameuses Cariatides).
Autrefois, à l'emplacement de cette boutique, se tenait une chapelle dépendant des cordeliers, où l'on trouvait
une immense bougie qui, le jour où elle s'éteindrait, provoquerait l'engloutissement de la ville d'Ys nous dit la
légende en parlant de ces mètres de fil enroulés autour d'une grande bobine. Ceci arriva...
Gradlon venait souvent prier là. En effet, il se trouvait aussi dans cette chapelle un puits qui
communiquait avec l'Odet. Notre brave roi écoutait le puits, espérant entendre la voix de Dahud que l'Odet lui
ramènerait. D'où le nom Guéodet, Gradlon faisant le guet près de l'Odet, grâce au puits.
Parlons de Gradlon. Savez-vous que notre roi est bien seul, là haut entre ses flèches, à plus de 45 m du sol ?
De plus, cet endroit est un vrai trou à courants d'air. Un tourbillon prend naissance sur la place Laënnec,
s'élève et finit dans les dentelles des flèches de notre cathédrale.
Monseigneur Graveran, ancien évèque, se reposant parfois sur sa cathèdre à l'intérieur, n'est nullement gêné par
ce vent. Notre bon roi par contre, s'enrume régulièrement.
Que faire ?
Il y a une solution qu'il utilise depuis longtemps, sauf l'an dernier : le docteur Laënnec, qu'il descent visiter
régulièrement. C'est en plus l'occasion pour ces deux "vieux occupants" des lieux de 'tailler une bavette" et de
disserter sur l'air du temps.
La place de Brest, quel quimpérois ne la connaît pas ?
Son nouveau nom ? beaucoup l'ignorent. Alexandre Massé.
Quid ?
L'inventeur du bouton à 4 trous... Si si...
Le bouton à deux trous manquait de stabilité, pivotait et les vêtements 'se délaçaient'. Les 4 trous ont réglé cet
inconvénient, ceci dans les années 1920.
On a des choses chez nous ? ! Non ? N'eo ket gwir ?
Voyage du cercle d'Elliant : échangerais sable contre flocon...
Evoqué depuis longtemps, mis en place en août 98, le Cercle "Ar Vro Melenicked" d'Elliant vient de passer une
semaine en Haute Savoie du 13 an 20 Février.
Le repérage effectué par Daniel et Laurence en Août 98 avait permis de mettre une grosse infrastructure en place.
Mêlant découverte d'une ferme viticole, d'une fromagerie traditionnelle et initiation au ski, les 56 menbres présents
sur les hauteurs du Lac Léman en ont vu de toutes les couleurs.
Du blanc :
- Parfois 2 à 3 mètres de neige sur les pistes et dans les champs.
- De temps en temps du lait nécessaire pour le fromage.
- Souvent pour les repas à basse de fondue savoyarde et de tartiflette.
Du rouge :
- Parfois sur les pistes, vous savez juste avant le niveau "noir".
- Souvent sur le nez avec les coups de Soleil.
- Tout le temps, mais chaud dans les bars.
Du noir :
- Parfois la couleur du ciel à l'heure du coucher.
- Quelques fois pour les plus hardis et pour tout le monde quand les 2 premières couleurs ont été utilisées sans modération
Mêlant également toutes les générations du cercle, la semaine s'est déroulée dans une parfaite harmonie entre la
découverte d'un autre monde et le plaisir d'être en groupe sans arrière pensée ni lourdeur mais avec sincérité
et bonheur.
La rencontre avec les savoyards fut très constructive. Les "hébergeants" très gentils et plein de savoir faire.
Il est vrai que nos spécialités locales, lambic, chouchen et Coreff rapprochent les âmes.
Toute la semaine, a plané sur les " néoskieurs " l'ombre des absents chargés de garder la maison à Elliant mais
leur récompense se débouchera bientôt.
A peine rentrés, c'est au cyber fest-noz que les esprits se sont remis sur le sol granitique armoricain avec en
nous le plaisir d'avoir partagé un moment très fort pour chacun, pour le groupe et pour les mois à venir.
Alors à nous de choisir entre sable et flocon et entre le ski et nos traditions.
Daniel Caugant