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BRETAGNE - BRESIL : 3 - 0



En ce début d'automne, une fine équipe de danseurs de War'l Leur s'est rendue au Brésil... Le Kelaouennig, ne pouvant passer cet événement sous silence, n'y a pas dépêché moins de 4 reporters. C'est sous un soleil discret que nous partîmes, lourds de cantines pleines de costumes, d'instruments, de denrées variées (cidre, lambig) et d'espoirs innombrables.... le premier étant que le séjour se passe bien.

Le groupe était composé, par ordre décroissant d'abondance, de membres du Croësty (56), de Pont l'Abbé et de la Forêt-Fouesnant, accompagnés de 5 musiciens du bagad Penhars (et de deux batteurs), d'une interprète et de Viviane.

Et les ennuis commencèrent dès l'aéroport... Pour une fôte d'ortaugraf faite sur un nom à la réservation, deux sonneuses faillirent rester à quai ! Mais bon, ça a été résolu.

Puis vint le décollage... Après quelques vomissures, nous voilà en, l'air. Au revoir Paris, à nous le soleil, et les filles et les gars de toutes les couleurs !

Après un vol sans histoires de 12 h, on atterrit à São Pãolo. Decepcão : il fait frõid - pardon - froid !. Il faut récupérer les bagages et les cantines pour prendre la correspondance pour un vol intérieur vers Recife, et payer une taxe d'aéroport (le début d'une longue série de paiement de taxes !).

Youyou, Mimi, tu viens ? Ben, j'attends ma valise... Eh oui, pas de valise pour Mimi ! Elle n'arrive pas sur le tapis roulant ! Bon, ben il faut y aller, même sans valise, l'avion n'attend pas (on trouvera bien quelque chose pour l'habiller - quoique les libidineux espèrent le contraire !). Et encore trois heures de vol vers Pernambouc et Recife, au dessus de la forêt et d'immenses plantations, avec Whisky à volonté (merci Varig Airlines).
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Et ce fut Recife sous un soleil de plomb... La chaleur nous saisit au sortir de l'avion. Puis ce fut nous qui nous saisîmes de nos bagages (même Mimi : sa valise perdue à Sãõ Pãõlõ s'est miraculeusement retrouvée à Recife !) Puis ce fut l'hôtel, puis un autre (le premier étant un peu décrépit), puis la première baignade dans la piscine de l'hôtel (après un repas de riz et de haricots, ce qui constituera notre ordinaire pendant tout le temps où l'on sera là bas).

Ensuite, eh bien, ce fut un festival normal, avec son lot de prestations et d'animations et d'annulations, et à ceci près qu'au Brésil, amzer zo ! En outre, les spectacles étant gratuits, une foule d'enfants venus des presque-bidonvilles (presque, car nous eûmes l'occasion de voir des favellas où la misère était vraiment notable, et où autres semblaient déjà un avant-goût du luxe) venait rendre visite... Par contre pour les animations dans un centre commercial, les pauvres et les gueux étaient refoulés à l'entrée ! (La fracture sociale du Brésil tient plus du gouffre ou de la fosse des Mariannes.)

Le temps libre pouvait se partager entre plage et piscine, avec possibilité de louer un car pour aller à une autre plage, le Brésil, heureusement, n'offrant rien de mieux à voir (?) !

Il resterait encore tant à dire, mais ne nous étalons pas trop... Précisons juste que le titre n'évoque pas un match de futebol, mais le nombre d'air sick bag remplis à l'aller (3) et au retour (0).

P.S. : Le brésilien, c'est facile, il suffit de mettre des "˜" un peu partout !

R.


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HISTOIRES INVRAISEMBLABLES

Un asile pour les fantômes : le manoir du Val aux houx.



Le manoir du Val aux Houx, est un lieu fort particulier. Situé près de Josselin, il est aujourd'hui encore habité par des vivants, mais également par plusieurs fantômes. Pour ces derniers, la demeure du Val aux Houx est devenue une sorte d'asile. Ils continuent depuis des siècles à hanter ce manoir, sans être inquiétés par les habitants (humains) actuels qui partagent sans problème leur toit. Pourtant ils savent que dans l'immense salle à manger où flambe souvent un grand feu de bois, quatre joueurs de cartes s'installent là dès que les vivants ont quitté les lieux qui sont alors à eux. Ces quatre fantômes ou plutôt ces quatre squelettes, n'ont pas de noms. Personne ne sait d'où ils viennent. Il s'agit peut-être de membres de la famille de Houlle (les premiers habitants du château) ou peut-être quelques personnes malheureuses aux jeux de leur vivant ? Il est difficile de le dire aujourd'hui. Ce qui est sûr, c'est que l'on peut laisser le soir un jeu de cartes le soir posé sur la table devant le feu, on le retrouvera le lendemain mais les cartes mélangées. Un jeune homme de la région, demeurait septique face à cette histoire et voulut le montrer en dormant toute une nuit dans la salle à manger. Voilà ce qui se passa ...

" Comme minuit sonnait à l'horloge de la cuisine, quatre squelettes, portant chacun un flambeau et un sac rempli d'or vinrent s'asseoir autour de la table placée au milieu de la salle. Ils se mirent à jouer aux cartes sans désserrer les dents. Au premier chant de coq,les flambeaux s'éteignirent et les fantômes s'évanouirent dans l'ombre. Lorsque le petit curieux se montra, il était pâle comme un linceul et ses cheveux étaient blancs comme neige. "

Ces quatre joueurs ne sont pas les seuls fantômes du lieu. Y vit également le "Compteur de sous". Plus agressif, il se manifeste dans une autre partie de la demeure très régulièrement les 29 septembre et 29 mars. Ces dates correspondent sans doute à l'époque de paiement de certaines redevances semestrielles. Il ne faut alors surtout pas le déranger et encore moins se moquer de lui quand on l'entend, la nuit compter ses sous, sinon il se fâche. Un fermier, pour s'être moqué de lui eut la jambe brisée.

LE CUNFF (L.), Fantômes de Bretagne, Ouest France, Rennes, 1980. Y. M. R.


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