1er juillet 2002

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Après un an de travail, la création «Kejadenn» a été présentée samedi soir

Les musiciens entrent dans la danse

   
Devant près de 500 spectateurs, les artistes de Kejadenn ont offert un spectacle insolite et de qualité.

Musiciens classiques et danseurs traditionnels ont travaillé durant près d'un an à la préparation de «Kejadenn» (rencontre), une création artistique présentée samedi soir, au théatre de Cornouaille. Ce projet réunissant la fédé-ration War'l Leur Finistère et l'école nationale de musique de Quimper a conquis un public venu nombreux.


Spectacle musical et chorégraphique pour le moins insolite, «Kejadenn» est le fruit d'une rencontre en deux univers artistiques : la danse traditionnelle et la musique classique. Depuis un an, les dan-
seurs des cercles celtiques réunis au sein de la fédération War'l Leur Finistère et les musiciens de l'école nationale de musique de Quimper ont travaillé main dans la main à la préparation de cette unique représentation.

Samedi soir, au théatre de Cornouaille, devant près de 500 spectateurs, les artistes ont offert un spectacle de grande qualité où le mariage des deux cultures a enchanté le public. Les danseurs venus de toute la Cornouaille mais aussi du pays d'Iroise étaient dirigés par Alan Pierre et Thierry Riou.

Signés Hervé Lesvenan, Dominique Delahoche et Christian Faucheur, les arrangements musicaux
étaient accompagnés des textes de Catherine Mahéo.

Prolonger l'histoire


Reçus en mairie dans la journée, les membres de Kejadenn ont témoigné de leurs plaisirs partagés à monter ce spectacle en commun :

« Kejadenn est le fruit d'une rencontre inso-lite et extraordinaire »

souligne Gildas L'Hénoret, président de War'l Leur Finistère.

« Danseurs et musi-ciens ont dû apprendre à se conniatre et à s'imprégner de l'uni-vers artistique de l'autre. »

Un «décloisonnement» qui a conduit les élèves de l'école nationale de musique de Quimper à accompagner
des danseurs mais aussi à s'adapter à de nouveaux rythmes. Même travail d'adaptation pour les danseurs qui ont dû apprendre à enchainer leurs pas au son des violons, hautbois et clarinettes et non plus des binious ou des bombardes.
« C'est une somme considérable de tra-vail qui est consom-mée en une seule soirée », souligne le président de l'école de musique. Et même si son caractère éphémère contribue à la beauté du projet, certains espèrent déjà voir l'expérience se renouveler. Un voeu exprimé notamment par Alain Gérard, sénateur maire de Quimper, qui souhaite « que cette histoire extraordi-naire puisse se prolonger.»