« Quand Erwan Guyader notre sonneur préféré souffle dans sa bombarde, la soleil se met à briller place Saint Corentin. C'est toujours comme ça. » Mais bien sûr Alan Pierre, personne n'en doute... Tous les après-midis Alan et son confrère Raymond Le Lann accueillent petits et grands pour les initier aux danses bretonnes. « Trois quarts d'heure pour les enfants, une heure et demi pour les parents ». Alan c'est le moustachu qui parle tout le temps, Raymond c'est le grand qui porte des lunettes noires. Cette année Gaëlle et Anne-Lise sont venues leur donner la main pour faire découvrir aux festivaliers toutes les subtilités de l'en dro, du plinn, du pach |
-pi, des gavottes. Tout se passe dans la bonne humeur. « On y va. On fait une grande ronde. On prend tout le parvis. Pied gauche. Pied droit. On écarte, on assemble. Doucement. Lentement » demande Alan. Pendant que Raymond entonne « La belle si tu savais... ». Une foule dense a pris place autour des danseurs.
Il y a ceux qui battent des pieds sur place, mais qui n'osent toujours pas. Ceux qui se promettent bien d'essayer une prochaine fois. Anaïs, cinq ans, venue du Vésinet, dans la région parisienne a franchi le pas. Elle est accompagnée de Mimi sa grand-mère. Depuis trois semaines elle est en vacances en Bretagne. Et |
ces fêtes de Cornouaille elle les attendait avec impatience : pour apprendre à danser. « Elle a déjà le rythme » confie Mimi « mais c'est normal. La culture bretonne c'est une histoire de famille chez nous. Son grand-père Maurice est le Penn sonneur du bagad Ar Re Goz ». Vous m'en direz tant!
Après les petits, place aux grands. « On a un peu débordé sur vos horaires » constate Alan « mais c'est normal le premier jour en est un peu énervés ».
Ateliers d'initiation aux danses bretonnes, place Saint Corentin, tous les jours jusqu'à vendredi. Pour les enfants 14 h 45. Pour les adultes 15 h 30. Gratuit
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